07.09.2011
Indonésie... part 1!
Salut les copains,
Etant présentement en Espagne, je vais en profiter pour te raconter un peu mes aventures en Indonésie. Oui j’ai une logique qui m’est propre, cherche pas.
C’est ainsi que par une froide nuit de décembre 2010, l’artiste m’abandonna à l’aéroport de Zaventem. Comme tu sais que les avions et moi, on n’est pas trop amis, mon premier vol était bien évidemment annulé. Et sachant que j’en avais 3 autres à prendre après le premier, ça s’annonçait on ne peut mieux. Faut savoir que l’artiste avait peur des routes enneigées (ouais, je sais pas si tu te souviens mais l’hiver dernier, tombait grave la neige et c’est pas l’autre qui criait au désespoir qui y changeait grand chose) et qu’elle m’a donc jeté à l’aéroport vers minuit alors que mon premier vol était programmé à 6h du mat. Sisi. Comme j’avais donc rien d’autre à foutre que d’attendre que le guichet ouvre à 5h du mat, je me suis comportée en parfaite clodo et je me suis endormie tranquillement par terre dans un coin de l’aéroport. Oui je sais pas si tu sais, mais je peux dormir absolument partout; tout comme ma soeur, (pas l'artiste, l'autre) qui petite, s'endormait parfois sur les trottoirs mais ceci est une autre histoire qui fait rire toute la famille chaque premier de l'an. Un jour, je te raconterai les premiers de l'an dans ma famille.
Mais bref, sache que British Airways est une compagnie sur laquelle on peut compter et qu’elle a tout bien arrangé mes petits problèmes de connections et j’ai finalement fait Bruxelles - Francfort, Francfort - Singapoure, Singapoure - Jakarta, Jakarta - Semarang. C’était long, un peu. Et à peine les pieds au sol, j’ai su que la suite allait être dure à vivre car mes cheveux se sont mis à gonfler sous la chaleur humide, style Monica à la Barbade. Tu vois quoi.
Semarang, c’est la 6ème plus grosse ville d’Indonésie sur l’île de Java (sisi, je te fais un peu de géo, j’ai décidé) et c’était juste à côté (1h de bus quoi) du petit village dans lequel j’ai atterri. Alors de toute ma vie, je n’aurais pas pu imaginer qu’une ville puisse être si laide. Hyper polluée, surpeuplée, sale, des embouteillages de dingues de voitures, de bus, de motos et de scooters, pas du tout adapté aux piétons. Ca peut paraitre con hein mais une ville sans trottoirs, c’est quand même désagréable, tu sais.
Mon petit village, c’était Mangkang et c’est là que j’ai été accueillie par une famille exceptionnelle. Ouh que j’ai pleuré le jour où je suis partie. Tu sais que moi, j’ai moyennement la fibre maternelle et quand on m’a dit que je serais placée dans une famille avec 6 gosses, me suis dit « Ah ouais quand même… ». Et pourtant…
Alors en arrivant là-bas, je savais bien que je serais plus ou moins dépaysée par les conditions de vie et pour le coup, je peux te dire que j’ai pas été déçue. Je te cache pas que quand je suis arrivée dans la maison, j’ai quand même eu envie de pleurer hein. Du béton (nan pas du béton lissé style loft) au sol, des toiles d’araignée immenses un peu partout, des cafards et des rats qui gambadent, pas d’eau courante, une douche composée d’un grand bac de pierre dans lequel tu puises l’eau avec un petit récipient, des toilettes turques, pas de papier toilette, j’en passe et des pas mûres ! Genre le premier jour, sûrement pour me mettre dans l’ambiance, yavait la Mama en train d’écailler des poissons juste devant la porte des toilettes, si bien que si t’avais envie d’aller pisser un coup, ben t’avais du poisson plein les pieds (Eh oui, on marche pieds nus à l’intérieur là-bas). Oui public, quand j’ai envoyé des photos à mes potes, ils ont tous cru que j’allais reprendre le premier avion pour la Belgique. Mais non, car malgré tout ça, je me suis adaptée grâce à l’extrême gentillesse de cette famille et même vite avec ça ! Sauf en ce qui concerne le non usage du papier toilette, pour ne rien te cacher.
C’est avec l’aînée de la famille que je faisais mon projet consistant à éduquer le village en matière d’environnement. C’est à ce niveau que ça s’est avéré plus compliqué que ce que je pensais parce que ma description de projet, c’était « planter des arbres ». Faut savoir que là-bas (dans ce village du moins), ya absolument rien d’organisé niveau collecte des déchets et donc tous les déchets finissent dans la rue, la rivière ou alors brûlés. Et bon, arriver en tant que petite blanche qui a tout et dire « C’est pas bien hein, de jeter ses papiers par terre », c’était moyennement mon trip et d’ailleurs, je l’ai pas fait. Disons que l’ampleur du projet était beaucoup trop grande pour un volontariat de 3 mois et donc j’en étais moyennement satisfaite.
Mais bref, je suis pas là pour t’expliquer toutes les problématiques parce que ça va pas être marrant.
Ce qui est marrant par contre, c’est la plantation d’arbres, ou de mangrove pour être plus précise. Tu me dis si tu veux un petit cours sur l’importance de la préserve de la mangrove hein. Nan je déconne, va sur wiki. Alors en quoi ça consiste par exemple ? En gros tu marches dans de la boue épaisse jusque tout en haut des jambes et même que des fois tu restes bloquée. Et quand t’en as marre d’essayer de te débloquer, ben tu t’assieds un petit coup dans la boue, c’est auto-portant. Alors on m’avait prévenue de pas mettre de belles fringues pour faire ça et c’est pas comme si je comptais y aller en robe de soirée, mais quand même. Aussi, faut savoir que cette boue est pleine de crabes, de saletés, de déchets de bois si bien qu’à chaque activité plantation d’arbres, t’en avais un qui ressortait avec une blessure au pied. Ca donne envie, je sais.
Je te laisse avec une petite photo dévoilant une partie du prochain épisode. Peut-être demain, peut-être dans 6 mois hihi. Tu auras remarqué que je ne suis pas une bloggeuse assidue nesspa.

23:59 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : indonésie, volontariat, mangrove
11.06.2011
L'art du compliment par Madame Mamère
Ami des tout petits, on va parler make-up today. C’est-à-dire que comme tu sais, je suis un peu superficielle et accro au maquillage. Je crois que je dois avoir des ombres à paupières d’environ toutes les couleurs du monde. Oui le maquillage des yeux, c’est ce que je préfère. Faut dire que niveau dents, j’ai pas été gâtée alors j’aime autant miser sur le regard tu vois. C’est un peu mon atout séduction. Sisi, arrête de rire, TDC m’a dit récemment que tellement que ça faisait longtemps qu'on s'était pas vus, il avait oublié que mes yeux étaient si bleus. Ahah oui, il a refait une apparition celui-là, mais trève de digression.
Today, alors que je m’étais fait un SUPERBE trait d’eye-liner bleu vif (ouais la tendance est à la couleur et comme pour toute chose improbable, l’important c’est d’assumer), ma mère me dit :
« Ah c’est bien, ce bleu sur tes yeux.
Oui c'est mieux que quand tu mets des couleurs foncées.
Les couleurs foncées, c'est trop dur.
Et déjà que t’as un regard sévère…»
?????
D’où que j’ai un regard sévère, moi qui respire la joie de vivre ?
Après l'avoir un peu envoyée bouler (léger hein, je suis pas du genre à m’emporter pour des conneries).
« Mais pourquoi tu m’agresses ? Je viens de te faire un compliment ! »
(Ouais, l’Indonésie, ça vient…).
00:08 Publié dans We are family! | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : compliment, relation, mère, fille
25.05.2011
Me revoilàààààààà!
Mais dis donc toi, c’est que j’ai encore entre 10 et 20 lecteurs par jour malgré ces longs mois d’absence. C’est pas mal nan ? (On me signale à l’oreillette que c’est nul comme audience.)
C’est pas grave, moi je suis comme les grands artistes, tu vois. Je préfère les petites salles, un vrai contact avec le public quoi. Ouais bon.
Alors voilà, je suis rentrée d’Indonésie. C’était cool ! (Bon résumé, me signale-t-on).
Au fait, tu sais pas que j’ai eu mon permis juste avant de partir fin novembre? Non je dis ça parce que je relisais mon tout premier billet rédigé il y a un peu plus d’un an et je me disais qu’il était temps de faire un point. Ou une virgule, c’est comme tu veux. Et donc voilà, c’est avec grande fierté que je peux désormais cocher la case « permis ». Notons au passage que la voiture de ma mère a déjà bien souffert depuis que je me l’auto-approprie de temps en temps. T’aurais vu ces petites conneries toutes éparpillées et fondues dans la boite à gants… Eh oui, toujours une bonne propension à la connerie et toujours aussi prompte à dégainer la carte bleue dès que j’aperçois des nouveautés, surtout si c’est au chocolat. Je me permets une parenthèse pour te faire une confidence (rapport à la proximité entre mon public et moi). En vrai, ma carte de banque n’est pas bleue mais rouge avec des petites fleurs dessus, je te la montrerai un jour parce que j’en suis particulièrement fière, on me la complimente souvent (ça égaie un peu les journées des caissières tu vois). Je l’ai créée du temps où je me passionnais pour Photoshop; passion qui m’est venue durant une période de blocus (Blocus, ça doit être un mot typiquement belge ça. En vue de permettre une compréhension aisée de ma prose à un plus large public, je pense créer prochainement un petit lexique pour tout lecteur désireux d'apprendre le belge). T’as remarqué comme on développe toujours de nouvelles passions durant les périodes de blocus, genre regarder Derrick ou le télé-achat (Quelle belle invention que le Magic Bullet quand même ou les produits anti-ride à base de bave d’escargot) ou encore jeter des objets par terre et les ramasser (Ah bon ça, c’est seulement moi ?)?
Enfin bref, tout ça pour dire que je suis rentrée au plat pays après avoir vécu plusieurs mois dans un village boueux en compagnie de rats et cafards mais non je ne suis pas devenue altermondialiste, je porte toujours des chaussures (oui j’ai le cliché facile) et je suis toujours accro au maquillage et à mon lisseur. (Sans pour autant être une pouf hein, on est bien d'accord).
Suite à cette digression sur mon permis, tu devineras que les autres points de ma check list sont toujours en suspens. Ouais. Enfin bon, je m’en fous, j’ai le permis.
Et l’Indonésie, donc… Par où commencer ?
Je vais y réfléchir et je reviens !
PS: C'est pas mal, les Crispy Snacks.
00:18 Publié dans Tranche de vie | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : indonésie, permis, blocus


